La réception d’une convocation au commissariat suite à un grand excès de vitesse détecté par un radar automatique peut être source d’inquiétude. Cette procédure n’est pas anodine et intervient généralement lorsque l’infraction constatée est particulièrement grave, dépassant de plus de 50 km/h la vitesse autorisée. Comprendre les raisons de cette convocation et savoir comment vous y préparer est essentiel pour défendre au mieux vos intérêts.
Le grand excès de vitesse est considéré comme une infraction majeure au Code de la route, pouvant entraîner des sanctions particulièrement lourdes. Contrairement aux excès de vitesse plus modérés qui se soldent par un simple avis de contravention, cette infraction peut déclencher une procédure judiciaire complète, débutant par cette convocation au commissariat.
Voici un tableau récapitulatif des informations essentielles concernant une convocation pour grand excès de vitesse :
| Aspect | Détails |
|---|---|
| Définition du grand excès | Dépassement de plus de 50 km/h de la vitesse autorisée |
| Objectif de la convocation | Identifier formellement le conducteur au moment des faits |
| Sanctions possibles | Amende jusqu’à 1 500 € (3 750 € en récidive), retrait de 6 points, suspension de permis jusqu’à 3 ans, confiscation possible du véhicule |
| Droits lors de l’audition | Droit de garder le silence, droit à l’assistance d’un avocat |
| Stratégies de défense | Contestation de la mesure, absence de preuve formelle d’identification, circonstances particulières |
Pourquoi êtes-vous convoqué au commissariat après un excès de vitesse ?

Lorsqu’un radar automatique détecte un véhicule en grand excès de vitesse, le processus habituel d’envoi automatique d’un avis de contravention est généralement remplacé par une procédure plus approfondie. La convocation au commissariat a pour objectif principal d’identifier formellement le conducteur responsable de l’infraction au moment des faits.
Cette démarche est nécessaire car :
- La photo du radar ne permet pas toujours d’identifier clairement le conducteur
- L’infraction est suffisamment grave pour justifier des poursuites judiciaires
- Les forces de l’ordre doivent recueillir des éléments complémentaires
Lors de cette convocation, un procès-verbal d’audition sera dressé. Ce document est crucial car il servira de base aux éventuelles poursuites judiciaires. Il est donc essentiel d’aborder cette audition avec prudence et, idéalement, en étant conseillé par un professionnel du droit.
Quelles sont les sanctions encourues pour un grand excès de vitesse ?

Un grand excès de vitesse (plus de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée) est considéré comme un délit routier et peut entraîner des sanctions particulièrement sévères :
L’amende peut atteindre 1 500 euros pour une première infraction, et jusqu’à 3 750 euros en cas de récidive dans les trois ans. À cette amende peuvent s’ajouter des frais de procédure.
Le retrait de points est automatique et s’élève à 6 points, soit la moitié du capital d’un permis probatoire et la moitié du capital d’un permis définitif. Ce retrait intervient après que la condamnation est devenue définitive.
La suspension du permis de conduire peut être prononcée pour une durée allant jusqu’à 3 ans. Cette suspension peut être aménagée dans certains cas (permis blanc pour raisons professionnelles), mais ces aménagements sont rarement accordés pour les grands excès de vitesse.
Dans les cas les plus graves ou en cas de récidive, le juge peut également ordonner la confiscation du véhicule, une mesure particulièrement contraignante et coûteuse.
Comment se préparer et se comporter lors de l’audition au commissariat pour grand excès de vitesse ?

La préparation à cette audition est une étape cruciale qui peut influencer significativement l’issue de la procédure. Connaître vos droits et adopter une attitude appropriée peut faire toute la différence.
Avant l’audition, il est recommandé de :
- Rassembler tout élément prouvant que vous n’étiez pas le conducteur, si tel est le cas
- Consulter un avocat spécialisé en droit routier pour bénéficier de conseils personnalisés
- Prendre connaissance du Code de la route concernant les grands excès de vitesse
- Vérifier la fiabilité et l’homologation du radar ayant constaté l’infraction
Pendant l’audition, gardez à l’esprit que vous avez le droit de garder le silence. En l’absence de preuves irréfutables (comme une photo claire de votre visage au volant), il peut être judicieux de ne pas reconnaître formellement être le conducteur.
Des formulations prudentes comme « Je ne suis pas en mesure d’identifier formellement le conducteur » ou « Je conteste l’infraction » peuvent être préférables à une reconnaissance explicite des faits, qui limiterait vos possibilités de défense ultérieures.
Que faire si vous n’étiez pas le conducteur au moment de l’infraction de grand excès de vitesse ?
Si vous n’étiez pas au volant du véhicule lors de l’infraction, il est essentiel de le signaler et de rassembler des preuves tangibles pour étayer votre déclaration.
Ces preuves peuvent inclure :
- Des témoignages écrits de personnes pouvant attester de votre présence ailleurs
- Des documents prouvant que vous étiez dans un autre lieu (tickets de caisse, relevés bancaires, badgeages professionnels)
- La déclaration de la personne qui conduisait effectivement le véhicule
- Tout autre élément matériel confirmant votre version des faits
En tant que titulaire du certificat d’immatriculation, vous avez l’obligation de faciliter l’identification du conducteur réel. Refuser de le faire peut vous exposer à une amende pour non-désignation. Cependant, le principe de la présomption d’innocence s’applique, et en cas de doute raisonnable, vous pourriez être relaxé.
Pourquoi consulter un avocat spécialisé en droit routier si vous êtes convoqué au commissariat pour grand excès de vitesse ?

Face à la complexité de la procédure et à la sévérité des sanctions encourues, le recours à un avocat spécialisé en droit routier est vivement recommandé. Ce professionnel pourra vous apporter une assistance précieuse à plusieurs niveaux.
Un avocat spécialisé pourra :
- Analyser la légalité de la procédure et identifier d’éventuels vices de forme
- Vous conseiller sur l’attitude à adopter lors de l’audition
- Préparer une stratégie de défense adaptée à votre situation
- Vous accompagner tout au long de la procédure judiciaire
- Négocier potentiellement une réduction des sanctions
L’intervention d’un avocat peut s’avérer particulièrement bénéfique si vous souhaitez contester la validité de la mesure de vitesse ou si vous estimez que des circonstances particulières devraient être prises en compte.
Être convoqué au commissariat suite à un grand excès de vitesse détecté par un radar est une situation sérieuse qui requiert une attention particulière. Les sanctions potentielles sont lourdes et peuvent avoir un impact significatif sur votre vie quotidienne et professionnelle.
Face à cette convocation, il est essentiel d’adopter une approche prudente et réfléchie. La connaissance de vos droits, une préparation adéquate à l’audition et, si possible, l’assistance d’un avocat spécialisé constituent vos meilleurs atouts pour défendre efficacement vos intérêts.
N’oubliez pas que la procédure judiciaire offre plusieurs opportunités de défense, et qu’en l’absence de preuves formelles de votre culpabilité, le principe de la présomption d’innocence doit prévaloir. Une stratégie bien conçue peut parfois permettre d’obtenir une réduction significative des sanctions, voire une relaxe.
Avez-vous déjà été confronté à une telle situation ? Quelles stratégies avez-vous adoptées ? Partagez votre expérience dans les commentaires pour aider d’autres conducteurs dans cette situation délicate.














